Parlamentssimulation "Jeugd Parlement Jeunesse" in der Abgeordnetenkammer

Am 16. Februar 2024 endete die 16. Ausgabe der Parlamentssimulation

Jeugd Parlement Jeunesse.

Als Abschlussredner ging Daniel Hilligsmann in den drei Landessprachen auf heutige Herausforderungen der Demokratie ein.

 

16.02.2024, Brüssel

 

Jeugd Parlement Jeunesse

 

Abschlussrede Daniel Hilligsmann

 

 

 

***

 

 

Sehr geehrte Damen und Herren,

Mesdames et Messieurs,

Dames en heren,

 

People love democracy.

But they currently hate politics.

 

Est-ce vrai ?

Et si oui, pourquoi ?

 

La démocratie,

C’est le grand tout.

C’est un choix de vivre-ensemble qui nous lie les uns aux autres,

qui nous permet de nous exprimer librement, de manière critique – sans devoir craindre des représailles, voire même, notre vie.

C’est un choix, qui nous permet et nous contraint à prendre part activement à notre destin individuel et commun.

 

C’est aussi un choix de solidarité et de prospérité,

Une perpétuelle remise en question,

Un concours d’idées, où rien ne sera jamais acquis.

 

Si par nature, la démocratie n’est pas parfaite,

elle reste tout de même notre meilleure option -

Notre seule option, dès lors que notre choix ne soit pas celui du totalitarisme - ou des lois cruelles du plus fort.

 

En effet, la démocratie nous prémunit de la violence et des persécutions culturelles.

La Belgique en est un excellent exemple.

 

Si aujourd’hui, en ces lieux emblématiques, je peux vous adresser la parole en tant que représentant politique d’une entité fédérée à part entière ne représentant que 0,8% de la population du pays, ce n’est pas anodin.

Et je dois vous avouer que j’en suis ému et reconnaissant.

 

Depuis bientôt 200 ans, la Belgique réussit à abriter différentes communautés culturelles sous un même toit, en paix, sans violence et dans une approche au moins collaborative.

Sur le plan international, l’exemple est tout à fait remarquable et d’actualité.

 

Depuis maintenant 50 ans, il a permis à la toute petite Communauté germanophone de devenir l’une des minorités les mieux protégées au monde.

 

Zeker, met zijn 78.000 inwoners is de CG niet de kleinste entiteit met wetgevende bevoegdheden ter wereld.

Er zijn echter maar weinig vergelijkbar kleine entiteiten met een eigen parlement, 25 afgevaardigden en een eigen regering met 4 ministers.

Er zijn maar heel weinig vergelijkbar kleine entiteiten die zo'n autonomie hebben dat in de praktijk 100% van de gemeenschaapsbevoegdheden en 80% van de regionale bevoegdheden op zo'n klein gebied worden uitgeoefend.

Binnen de Belgische federale staat heeft enkel Vlaanderen meer bevoegdheden dan de Duitstalige Gemeenschap.

Dit is uitzonderlijk.

 

En dit plaatst België aan de wereldtop als het gaat om de bescherming van minderheden.

 

Au fil des années, ce cadre extraordinaire a permis à la Communauté germanophone de développer de véritables politiques sur mesure.

 

Notre formation en alternance,

L’intégration des PMS, de la médecine scolaire et des services d’accompagnements aux familles au sein d’un même guichet unique,

Nos services gratuits d’accueil de l’enfance,

Nos allocations familiales records,

Ou nos campus technico-scolaires intégrés

font aujourd’hui partie des bonnes pratiques dans leurs domaines respectifs au niveau international.

 

Et cela non pas malgré – mais grâce à notre petite taille.

 

En effet, la petite taille de notre entité fédérée nous rend flexible,

et nous place dans une position particulièrement favorable pour expérimenter de nouvelles approches et de nouveaux concepts.

 

 

Parallèlement, toutefois, la petite taille de la Communauté germanophone pose des défis.

Dans bien des domaines, les effets d’échelle nous manquent.

Et au sein du paysage institutionnel belge, nous sommes confrontés à devoir gérer les mêmes compétences que les autres entités,

 

avec moins de ressources, de personnel et d’expertise.

Au sein de mon cabinet, par exemple, nous ne sommes pas 50 ou 80 collaborateurs, mais 12.

 

Alors comment tout ça possible ?

Ça l’est grâce à une approche-clé, une potion magique institutionnelle qui est celle de la coopération.

 

Systématiquement, dans tous ses domaines de compétence, la Communauté germanophone cherche à coopérer,

et à s’inspirer au sein des concepts existants, en particulier en Belgique,

et dans l’ensemble de l’Europa germanophone.

 

Là encore, une particularité de l’Etat belge.

 

Contrairement à l’Allemagne, par exemple, les entités fédérées peuvent librement conclure des accord de coopération dans les domaines de compétence qui sont les leurs,

sans devoir préalablement consulter l’autorité fédérale.

 

Chaque entité fédérée a donc son propre ministre chargé des affaires étrangères.

Pour la petite Communauté germanophone, cela veut dire que nous avons pu, dans le passé, conclure des accords plus de 120 accords de coopération,

avec des institutions multiples en Belgique, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, au Sud-Tirol italien, voire même avec l’Etat du Luxembourg, et autres.

 

Als de Belgische staat investeert in zijn kleine Duitstalige Gemeenschap, investeert hij dus in de Duitstalige Gemeenschap,

Figuurlijk gesproken krijgt het veel belangstelling.

 

Waarom?

 

Omdat de Duitstalige Gemeenschap niet alleen intern de voordelen geniet van de kennis en knowhow die ze via haar vele samenwerkingsakkoorden naar België importeert.

Maar het hele land heeft er voordeel bij.

 

Binnen het overlegcomité bijvoorbeeld heeft de Duitstalige minister-president het concrete troef dat hij regelmatig nieuwe en complementaire perspectieven kan inbrengen.

Ok hebben we meer dan eens de andere minister-presidenten van het land uitgenodigd voor vergaderingen met de Duitse Bundesrat in Berlijn.

 

Tijdens de Corona-crisis, waarin ik mijn regering vertegenwoordigde voor een aantal moeilijke maanden binnen het Nationaal Crisiscentrum, zocht ik systematisch naar manieren om het overleg te verdiepen met Duitse, Oostenrijkse, Luxemburgse en andere aanpakken.

We werden gemakkelijk geïnformeerd, gewoon omdat we dezelfde taal spraken als onze contactpersonen in de relevante hoofdsteden.

Het spreken van dezelfde taal creëert banden.

 

Over het geheel genomen zou ik dus willen zeggen dat de speciale wetgever van België zijn land een rijker en sterker DNA heeft gegeven,

door zijn Duitstalige minderheid een sterk statuut te garanderen.

 

Als het gaat om samenleven tussen gemeenschappen, is België helemaal niet zo'n slecht voorbeeld.

Integendeel zelfs.

 

En entretenant un cadre qui accorde aux différentes Communautés, si petites soient elles, l’espace et les libertés nécessaires pour s’épanouir, ensemble et en paix,

la Belgique peut être considérée comme un « good practice »,

et peut-être même une inspiration,

pour certaines régions, où les choses se passent moins bien.

 

Toutefois, notre pays n’est sans doute pas parfait.

Notre paysage institutionnel est, pour le moins, chargé.

 

Et notre démocratie souffre de la complexité qui suscité, dans bien des cas, l’incompréhension et la frustration.

Les symptômes : une fatigue générale de la politique et une montée alarmante des extrêmes.

 

Bien entendu, nous ne sommes pas les seuls confrontés à la problématique.

Les Pays-Bas, récemment, les élections ont privilégié un parti qui compare le coran à « Mein Kampf » et qui relativise le changement climatique.

En France, en Allemagne, en Italie et bien ailleurs, les tendances ne sont pas plus rassurantes,

4 mois avant les élections européennes.

 

Alors est-ce qu’en Belgique, seules les institutions complexes sont à la base des frustrations de l’électeur ?

J’en doute.

Pourtant, elles y contribuent.

Et une prochaine réforme de l’Etat devra sans doute œuvrer à plus de transparence et plus d’efficacité.

Est-ce efficace de combattre le changement climatique à approches différenciées à un niveau régional ?

Je ne sais pas.

Y a-t-il une plus-value à ce que la Province de Liège mette en œuvre des politiques de la Communauté germanophone sur son territoire ?

Non.

Peut-on discuter les réelles plus-values du Sénat sous sa forme actuelle ?

Oui.

Etc.

 

Parallèlement, certaines frustrations citoyennes sont sans doute alimentées par les scandales répétés au sein de plusieurs Institutions, « Katar Gate » et autres.

La politique semble d’abord se servir à elle-même,

pendant des crises majeures mettent sous pression bon nombre de petites et moyennes entreprises privées, pour ne citer qu’elles.

 

Cela est inadmissible.

Et c’est à nous, politiques d’aujourd’hui et de demain,

De définir ce que nous voulons être et ce que nous voulons représenter.

L’Intégrité, aujourd’hui, n’est selon moi plus une option parmi d’autres.

Si les électeurs ne peuvent plus nous faire confiance,

ils se détourneront vers les extrêmes.

Cela se passe déjà, ici et maintenant.

 

Regagner la confiance,

C’est prouver chaque jour que notre objectif premier ne concerne rien d’autre que l’intérêt public.

Prouvons – que but est de contrer les multiples tempêtes auxquelles fait face la collectivité,

Conflits géopolitiques,

Crises économiques en cours,

Et bien d’autres.

 

Notre réponse ne pourra pas se résumer en un tweet.

Bien au contraire, dans un monde complexe, osons la complexité.

 

Cherchons davantage de partenariats plutôt que d’essayer d’affronter seuls les nouvelles forces géopolitiques désormais bien installées et prêtes à conquérir le monde selon leurs idées.

Ceci dit, privilégions des partenariats plus forts et plus déterminés, en particulier au niveau européen.

 

Surtout, lorsque notre ambition est de représenter le peuple, écoutons-le, véritablement et sérieusement.

En Communauté germanophone, un dialogue citoyen jusque là unique en son genre a été instauré il y a quelques années.

 

Le concept a été vu et rapporté jusqu’à l’Economist et au New York Times.

 

Selon moi, c’est un début.

Une inspiration.

 

Je nous défie d’imaginer et d’oser davantage de formules de participation, dialogues citoyens, town meetings à l’américaine et bien d’autres.

En vue d’écouter le citoyen, donnons-lui la possibilité d’être écouté et de se sentir pris au sérieux – par les politiques, et par la politique. 

 

 

Dames en heren,

 

Voor de 16e keer brengt het Jeugdparlement jongeren samen uit heel ons land die een passie voor politiek delen.

Dit is bijzonder.

Dit is bemoedigend en geeft ons hoop.

 

Onder de ongeveer 120 deelnemers zie ik 120 kansen om bij te dragen aan de toekomst van de democratie in ons mooie land.

120 individuele en unieke trajecten, misschien in de schijnwerpers, misschien achter de schermen,

elk speelt een cruciale rol.

Parlementsleden, ministers, journalisten, juristen, adviseurs, ambtenaren

... en bovenal, mensen, geïnteresseerd, kritisch en hopelijk altijd constructief.

 

Door zijn sensibiliserende natuur is het Jeugdparlement een voorbeeldproject.

Daarom wil ik iedereen bedanken en feliciteren die deze nieuwe editie mogelijk heeft gemaakt.

Bedankt voor jullie inzet.

Bedankt voor jullie positieve energie.

 

Dames en heren,

Ik wil u niet langer van uw welverdiende glaasje afhouden.

 

 

Je vous souhaite encore d’agréables échanges et une belle soirée.

 

Vielen Dank für Ihre Aufmerksamkeit.

 

 

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